Informations professionnelles

Jules Falquet

Depuis 2003, je suis Maîtresse de conférences en Sociologie à l’Université Paris Diderot, HDR depuis 2012.  Je vis et travaille entre la France, le Mexique, le Salvador et d’autres pays d’Amérique latine et des Caraïbes, depuis 1989.

Mes premières recherches portaient sur la scolarisation des femmes indiennes du Chiapas (DEA à l’IHEAL, 1991). J’ai travaillé ensuite sur la participation des femmes au projet révolutionnaire armé au Salvador (qui a fait l’objet de ma thèse en 1997 à l’IHEAL).

J’analyse aujourd’hui la réorganisation du travail et les résistances collectives à la mondialisation néolibérale à partir de différents mouvements sociaux du continent (mouvements paysans et indiens comme les mouvement zapatiste au Mexique ou celui des Sans-Terre au Brésil, mouvements environnementaux et anti-extractivistes comme au Guatemala, mouvements de femmes,  féministes et lesbiens). J’observe particulièrement les transformation du marché du travail et la réorganisation des migrations qui l’accompagnent, les  nouvelles idéologies de la « gouvernance » et du « développement », les transformations de la violence et du militarisme dans les situations de post-guerre, et les tentatives de domestication du mouvement des femmes et d’instrumentalisation du « genre ».

Sur le plan épistémologique, je m’intéresse à la (ré)-articulation des rapports sociaux de sexe, classe et « race » dans le cadre de ce que j’appelle la combinatoire straight, aux perspectives féministes matérialistes francophones et aux perspectives décoloniales d’Abya Yala —notamment au « féminisme communautaire » proposé par des femmes indiennes.

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Axes de recherche

  • Transformations du travail dans le cadre de la mondialisation néolibérale (analyse critique du développement, mobilité, migrations internationales)
  • Réorganisation néolibérale de la violence (processus révolutionnaires, guerres, post-guerre et démocratisation)
  • Mouvements sociaux (mouvements paysans-ruraux-indiens, mouvements de femmes, féministes et lesbiens)
  • Epistémologie féministe imbricationniste, matérialiste et décoloniale

Aire géographique : Amérique Latine et Caraïbes (Mexique, Salvador, Brésil, République Dominicaine, Colombie).

Appartenance institutionnelle, responsabilités pédagogiques

  • Membre du Laboratoire du Changement Social et Politique (LCSP, faisant suite au Centre de sociologie des pratiques et des représentations politiques (CSPRP, Université de Jussieu-Paris Diderot)
  • Co-responsable du Centre pour la documentation, la recherche et les études féministes (CEDREF, Université de Jussieu-Paris Diderot)
  • Responsable de la spécialité de Master (recherche) « Genre et changement social et politique : perspectives transnationales » du Master d’Anthropologie et Sociologie de l’Université Paris Diderot
  • Co-responsable de la mention de Master Sociologie et anthropologie : politique, culture, migrations

Réseaux

  • Correspondante du GIS Genre
  • Co-reponsable du Bureau du  Réseau thématique 24 de l’Association Française de Sociologie : « Genre, classe, « race »: rapports sociaux et construction de l’altérité »
  • Membre du Réseau scientifique Terra
  • Membre de l’Association pour le développement des études historiques en Amérique centrale AFHEC
  • Membre du réseau d’économie féministe du CLACSO

Revues